Utiliser la machine virtuelle 2010 Information Worker sous VMWare

Microsoft nous fourni un environnement virtualisé contenant l’ensemble de la nouvelle gamme 2010 de Microsoft. Bien pratique pour permettre d’évaluer SharePoint 2010 en environnement « full Microsoft », tout ça au travers d’exemples concrets ainsi qu’une Active Directory d’environ 200 comptes utilisateurs (incluant un large panel de méta-données).

Pour les télécharger ça se passe ici :

Le détail des deux machines virtuelles :

Machine virtuelle « a »

  1. Windows Server 2008 R2 Standard Evaluation Edition x64
  2. Active Directory Domain Controller pour le domaine « CONTOSO.COM » + DNS et WINS
  3. Microsoft SQL Server 2008 R2 Enterprise Edition + Analysis, Notification et Reporting Services
  4. Microsoft Office Communication Server 2007 R2
  5. Microsoft Visual Studio 2010
  6. Microsoft SharePoint Server 2010 Enterprise Edition
  7. Microsoft Office Web Applications
  8. Microsoft FAST Search for SharePoint 2010
  9. Microsoft Project Server 2010
  10. Microsoft Office Professional Plus 2010
  11. Microsoft Visio 2010
  12. Microsoft Project 2010
  13. Microsoft Office Communicator 2007 R2

Machine virtuelle « b »

  1. Windows Server 2008 R2 Standard Evaluation Edition x64 connecté au domaine « CONTOSO.COM »
  2. Microsoft Exchange Server 2010

Etape 1 : Hyper-V, VHD ? non merci …

Après avoir téléchargé et décompressé les fichiers archivés, je me suis vite rendu à l’évidence que NON, je n’allais pas installer Windows Server 2008 sur mon poste juste pour cette démo. Ayant pris l’habitude d’utiliser VMWare Workstation, ça me faisait mal de devoir au mieux jongler avec deux OS en multiboot (Windows 7 et donc, Windows Server 2008), au pire devoir réinstaller mon poste.

La première chose à laquelle je me suis essayé fut donc d’essayer d’exploiter la possibilité de Windows 7 en matière de boot VHD. Galère, galère … c’est sans compter que je perdais mon système hôte, la faculté de faire des snapshots, etc. Notez néanmoins que cette technique est particulièrement intéressante si vous avez une machine un peu limite niveau ressources système (notamment côté mémoire).

Quelques articles sur le sujet, pour ceux que ça intéresse :

Etape 2 : VHD vers VMDK

Non, moi, ce qui m’intéressait réellement c’était de pouvoir utiliser ces machines virtuelle (et principalement la première) sous VMWare Workstation, voir même VMWare ESX 3.5.

Première étape, convertir les fichiers VHD en VMDK. VMWare nous fourni des outils de conversion. Ce n’est pas faute d’avoir tenté et celui de VMWare Workstation, et celui de VMWare ESX voir même VMWare Converter Standalone mais rien n’y fait …

Encore un complot ? Une sombre histoire de version liée à Hyper-V ? Bref, j’ai arrêté de me torturer grâce à StarWind V2V Converter. L’outil est gratuit, on aurait tord de s’en priver.

Le choix est assez large

La conversion prend son temps mais fonctionne. Je n’ai néanmoins pas réussi à convertir la machine virtuelle en format VMWare ESX … je me contenterais du format Workstation pour le moment (je trouverais bien une solution d’ici là).

Etape 3 : Paramétrer la bête

Avant tout, il va nous falloir créer une machine virtuelle à laquelle nous allons greffer notre disque dur VMDK. Sous VMWare Workstation 7 suivez les étapes suivantes :

  1. File > New … > Virtual Machine
  2. Sélectionnez « Typical »
  3. Sélectionnez « I will install the operating system later »
  4. Sélectionnez « Microsoft Windows » et la version « Windows Server 2008 R2 x64 »
  5. Nommez et indiquez le chemin de stockage de votre future machine virtuelle
  6. Faites « Next » (la partie relative à la capacité du disque dur ne nous intéresse pas)
  7. Cliquez sur « Finish »
  8. Rendez-vous dans les paramètres de votre machine virtuelle : clic droits > Settings
  9. Supprimez l’entrée « Hard Disk (IDE) » : nous allons le remplacer par le VMDK précédemment généré
  10. Cliquez sur « Add », choisissez « Hard disk » puis « Next »
  11. Sélectionnez « Use an existing virtual disk »
  12. Indiquez le chemin de votre disque virtuel (idéalement copiez-le dans le dossier de votre machine virtuelle)
  13. Cliquez sur « Finish »
  14. Configurez la mémoire suivant vos ressources : dans « Settings », « Memory » ajustez la mémoire (3000 MB au minimum, 4000 MB et plus idéalement)
  15. Démarrez la machine virtuelle
  16. Une fois votre machine démarrée, vous devriez logiquement avoir un accès à Internet (la configuration d’une machine virtuelle VMWare par défaut le permet). Profitez de cet instant pour valider la licence de Windows Server 2008 (propriétés du poste de travail), ainsi que la suite Office (modifier l’installation dans ajout/supprimer de programmes)
  17. Installez également les VMWare Tools (toujours pratique pour accéder au file system du poste hôte)

Passer d’Hyper-V à VMWare n’est pas nativement implicite. Heureusement, côté software rien ne pose problème du côté de la machine virtuelle 2010 Information Worker. Mais au démarrage, premier constat : impossible d’exécuter les applications SharePoint sorti de l’administration centrale. Un problème DNS ? Rien de tout ça.

Tout se trouve dans le document de configuration des machines virtuelle (voir les liens de téléchargement plus haut). En fait la machine virtuelle est à la fois contrôleur de domaine, serveur DNS, serveur SharePoint, etc. ce qui nécessite de configurer deux cartes réseau (voir 3 comme c’est mon cas, histoire de conserver mon accès Internet) :

  1. Retournez dans les settings
  2. Configurez le « Network Adapter » créé de base. Changez son type de connexion en « Host-only »
  3. Ajoutez une nouvelle carte réseau : Add > Network Adapter
  4. Sélectionnez « Host-only »
  5. Si la machine virtuelle tourne, VMWare devrait logiquement effectuer une sauvegarde de l’état de votre machine (sauvegarde qui devrait durer quelques minutes)

Maintenant configurons ces cartes réseau côté Windows :

  • Carte réseau 1 (IPv4) : ip fixe 192.168.150.1/255.255.255.0
  • Carte réseau 2 (IPv4) : ip fixe 192.168.150.6/255.255.255.0 – Preferred DNS Server : 192.168.150.1

Ignorez les erreurs relatives au « Microsoft Virtual Machine Bus », il s’agit d’une référence de l’ancienne configuration Hyper-V.

Pour conserver la connexion Internet rajoutez une nouvelle carte réseau et laissez la configuration de cette dernière de base (type NAT côté VMWare + récupération automatique d’une adresse IP côté carte réseau sous Windows Server).

Voilà, si vous avez suivi ce rapide tutoriel vous devriez pour pouvoir faire fonctionner la machine virtuelle 2010 Information Worker sous VMWare.

Intégrer des applications Lotus Notes dans SharePoint

Lorsque l’on parle intégration dans SharePoint on peut rapidement citer les méthodes suivantes comme étant communément « valables » (ie. via le framework .NET tout est intégrable) :

  • Consommer des WebServices voir des flux XML
  • Utiliser des WebParts (fournis par l’éditeur tiers voir la communauté)
  • Indexer une source connexe via le moteur de recherche de SharePoint
  • Possibilité d’intégrer des sources de données externes au service d’authentification via le Membership Provider
  • Utiliser le Business Connectivity Services (où son grand frère, le Business Data Catalog)

La méthode décrite ci-dessous n’utilise aucune de ses méthodes, où tout du moins pas à 100%. Toute la méthode repose sur l’utilisation d’un plugin WebSphere. Il ne s’agit pas d’une faute de frappe … néanmoins la finalité est bien celle que nous recherchons, offrir la possibilité d’intégrer des applications Lotus sous SharePoint et ce de façon transparente pour l’utilisateur.

IBM, dans sa grande sagesse, nous fournit un article détaillant la méthodologie à employer : Installing and Configuring Domino 6 for use with Microsoft IIS. La marche à suivre parait un peu « batarde » mais fonctionne parfaitement et c’est bien le principal (je ne garantie pas la compatibilité de la méthode mais sachez néanmoins que cela fonctionne sur des serveurs Domino en versions 7, 8 et 8.5).

Voici un exemple de fichier de configuration permettant d’interfacer Domino Web Access via IIS.

Concernant la partie authentification, à savoir le mapping entre l’Active Directory et Lotus Domino (nous permettant de nous connecter au serveur Lotus via notre identifiant AD, incluant également les notions de LCA Lotus), tout se passe au niveau de la configuration de l’annuaire (renseignez-vous auprès de votre administrateur Domino). Une fois cette manipulation faite assurez-vous d’avoir la possibilité d’accéder à votre serveur Domino via internet.

Pour finir il vous suffit d’utiliser le WebPart le plus basique qui soit, à savoir la visionneuse de pages et de configurer le lien vers l’application tel que vous l’aviez paramétrée dans le fichier de configuration du plugin WebSphere. Exemple pour le Domino Web Access :

Visionneuse

A savoir également, pour les non-initiés, que dwar.nsf gère la redirection des personnes connectées vers leur boîte mail personelle (/maboitemail.nsf).

A voir également :