Le travail collaboratif est utopique

La collaboration est une chose qui existe rarement dans nos entreprises. Mais de quoi donc parlons-nous, lorsque nous abordons la notion de collaboration ? Tout au plus du travail coopératif, que l’on peut distinguer d’avec le travail collaboratif de la manière suivante.

  • Coopératif : Agir conjointement à l’exécution
  • Collaboratif : Travailler ensemble

Comme le décrit Marie-France Blanquet, le travail collaboratif représente l’exécution d’activités en groupe, là où la coopération fait appel à l’entraide et l’esprit d’équipe. Dans le premier cas, celui de la collaboration, un engagement mutuel est nécessaire pour résoudre le travail à effectuer, donc une volonté non subie. Dans le second, la coopération, chacun est responsable d’une partie d’un ensemble représentant le travail à effectuer, et donc un travail subi car ordonné.

Les pratiques managériales actuelles s’accommoderaient donc mieux de la coopération, et en allant plus loin dans l’analyse, cela nous rappelle aux principales raisons du dérèglement du travail que nous constatons actuellement.

La recherche de qualité totale déshumanise totalement le rapport au travail, élève le processus au delà de l’humain et  nécessite l’ordonnancement des tâches ainsi qu’une coopération des employés. De l’autre côté, l’évaluation individualisée des performances pousse la division du travail à un point tel que toute approche collective devient automatiquement caduque, rendant le travail collaboratif utopique.

Le Principe de Dilbert

Votre entreprise est-elle dilbertienne ?

Le principe de Dilbert est un corolaire satirique du Principe de Peter. Selon l’auteur de la bande dessinée Scott Adams :
Les employés les moins compétents sont systématiquement affectés aux postes où ils risquent de causer le moins de dégâts : ceux de managers.
Par extension, les employés les plus compétents ne sont en aucun cas promus, car irremplaçables à leurs postes actuels

Le principe de Dilbert

Manifeste de l’espace de travail numérique

  1. Le travail n’est plus un lieu. Laissez-moi choisir où je souhaite être productif, mais respectez également ma vie privée
  2. Managez le résultat, non pas le processus. Ayez confiance, je peux travailler de manière productive même si vous ne pouvez pas me voir. Mais tenez-moi responsable de mes propres résultats
  3. L’espace travail numérique doit être plaisant à utiliser. S’il n’est pas aussi bon que mon espace numérique personnel, laissez-moi utiliser mes propres appareils
  4. En ligne, laissez-moi être moi-même. Ma fiche profil représente qui je suis sur mon lieu de travail numérique. Beaucoup de mes relations de travail peuvent être des gens que je n’ai pas l’occasion de rencontrer physiquement
  5. Apprendre est bon pour moi et pour l’entreprise. Donnez-moi l’opportunité d’acquérir des connaissances en interne comme en externe, et la possibilité de bien les utiliser
  6. Nous ne sommes pas tous des early adopters. Apporter tout le soutien et l’aide nécessaire à ceux qui en ont besoin, mais aussi la liberté d’apprendre de manière ludique pour ceux qui le souhaitent
  7. Le travail ne s’arrête pas au firewall de l’entreprise. L’espace de travail numérique doit englober clients, fournisseurs, partenaires et autres contacts
  8. Tout doit être adapté pour réaliser le travail qui compte vraiment. Supprimez les détails inconvenants comme le fait d’avoir plusieurs login/mot de passe. Vous savez qui je suis – une fois connecté, je devrais juste aller là où je dois aller
  9. Les relations de travail consistent à se comprendre les uns les autres. Permettez-moi d’exprimer mon point de vue et j’écouterai le vôtre
  10. La collaboration ne fonctionne que si nous le faisons de la même manière. Le meilleur outil est celui que nous utilisons tous, l’inverse créant une fracture numérique nous empêchant de nous connecter
  11. Si je ne l’aime pas, je peux toujours partir

Citation : Steve Jobs, à propos du numérique et de la créativité

À l’ère numérique, on est tenté de croire que les idées peuvent se développer au moyen d’e-mails ou de chats. C’est idiot ! La créativité émane de réunions spontanées, de discussions anecdotiques. Vous croisez quelqu’un, vous demandez aux uns et aux autres ce qu’ils font, vous êtes interloqué et, bientôt, vous concoctez une flopée de nouveaux projets

L’ère post-Microsoft

Fraichement arrivé chez Microsoft en 2005, Ray Ozzie (Monsieur Lotus Notes), avait alors adressé une note interne intitulée The Internet Services Disruption. Dans ce mémo, Ozzie décrivait la situation idoine dans laquelle Microsoft se trouvait à l’époque. Un rythme de livraison jamais encore atteint incluant de nouvelles versions de logiciels maison ou encore l’arrivé de la Xbox 360. Les indicateurs étaient tous au vert.

Mais Ozzie flairait que le monde et l’industrie allait prendre un virage capital.

But we bring these innovations to market at a time of great turbulence and potential change in the industry. This isn’t the first time of such great change: we’ve needed to reflect upon our core strategy and direction just about every five years. Such changes are inevitable because of the progressive and dramatic evolution of computing and communications technology, because of resultant changes in how our customers use and apply that technology, and because of the continuous emergence of competitors with new approaches and perspectives.

L’évangéliste énonce les évolutions des prochaines années, division par division, d’une manière extrêmement lucide et qui avec le recul, est d’une impressionnante précision :

  • Cloud / SaaS : La validité du modèle basé sur des services, l’impérative nécessité de fournir des services Web à bas coût (il cite Salesforce …) et redéfinir Office, en l’étendant sur et pour le Web
  • Mobile : L’ubiquité des réseaux, le boom du sans-fil et l’émergence de nouveaux périphériques nécessitant une vision sans doute transverse (l’iPhone n’arrivant que 2 ans plus tard)

What new devices might emerge if we envision hardware/software/service fusion? What new kinds of devices might be enabled by the presence of a service ?

  • Développement : La nécessité d’assurer un rythme de livraison plus rapide, utilisant des méthodes de développement adaptées et légères
  • Social : Le besoin de travailler entre division, voir à l’externe avec les partenaires de la firme

The Platform team understands developers and has deep experience in communications and storage architectures. These teams must work together, benefiting from each others’ strengths, to develop a next generation internet services platform – a platform for both internal and external innovation

  • Pro/Perso : Faire interagir les produits perso et pro, uniformiser l’expérience utilisateur
  • Market : Créer un marketplace commun à la Xbox et au PC (vous avez dit AppStore ?)

Il décrivait un monde changeant, la nécessité d’évoluer et pointait l’unique opportunité que cela pouvait représenter pour Microsoft. 5 ans plus tard, Ozzie est sur le départ et nous livre, sous forme d’épitaphe, un nouveau mémo, Dawn of a New Day.

Que s’est-il passé entre temps ? Le mantra « All In » de Microsoft est devenu une réalité, mais il annonce sans détour l’ère du post-PC et supplie Microsoft d’y foncer tête baissée

Le dur réveil

A l’aube d’une nouvelle année 2013 qui promet, Microsoft est en train de boucler l’un de ces cycles décrit par Ray Ozzie. Entre 2005 et 2013 Microsoft a réalisé son coming out sur le Cloud mais aura peut-être payé chèrement son entêtement à ne pas embraser l’inconnu.

L’hégémonie du PC est terminée

Apple Ere Post-PC

Le constat est simple. En intégrant le marché par une porte différente, Apple, Google et quelques autres acteurs ont conjointement créés un paradigme fragilisant Microsoft.

  • Il se vend plus d’iPad que de PC, les entreprises commençant même à reconsidérer l’évident choix du poste de travail sauce Microsoft
  • Windows 8 propose un OS hybride qui ne convainc personne, alors même que Windows Blue vient d’être annoncé (copiant par la même, un rythme de release qui n’est pas s’en rappeler celui d’Apple)
  • Les Windows Phone et la tablette Surface ne se vendent pas, faute à une qualité défaillante et des prix non-concurentiels
  • Les (fidèles) développeurs commencent à déserter Microsoft pour les plateformes mobiles (iOS / Android)
  • Étant donné l’émergence de nouveaux terminaux (tablettes / smartphones) et usages (Google Apps), la remise en cause de « l’évidence Office » commence à faire son chemin
  • L’érosion de produits entreprise saupoudré de hausses de prix allant jusqu’à 38% pour SharePoint 2013 !

Où va donc Microsoft ? Le constat ci-dessus devrait s’intensifier, creusant un fossé entre deux mondes bien réels. Steve Balmer en fera peut-être les frais. Comme un aveux de faiblesse, les rachats de Skype et Yammer sonnent peut-être comme l’annonce de la fin d’un âge d’or annoncé dès 2005.

Le problème de Microsoft, c’est qu’ils n’ont pas de goût, absolument aucun. Je parle au sens le plus général du terme. Ces gens-là sont incapables d’avoir des idées, ils ne cherchent pas à apporter du savoir ou du bonheur à l’humanité avec leurs produits… Alors, oui, la réussite de Microsoft m’attriste. Leur succès ne me pose pas de problème en soi. Ils l’ont plus ou moins mérité, à force d’opiniâtreté. Ce qui me désespère, c’est qu’ils font des produits de troisième zone

Inbox Pause

Dans la catégorie des parfaits outils vous permettant de vous désintoxiquer de votre boite mail, voici Inbox Pause de Baydin, éditeur du non-moins excellent Boomerang for Gmail (permettant de planifier l’envoi de ses mails).

Inbox Pause est un module pour GMail permettant de mettre, comme son nom l’indique, votre boite de réception en pause.

A l’activation de la fonctionnalité, vous allez avoir la possibilité de fixer ou non un auto-répondeur, parfait pour indiquer à vos correspondants certaines informations importantes du type un numéro à utiliser en cas d’urgence, etc.

RIP RIM

L’ex-muse de Google, Marissa Mayer, comprend que pour redresser Yahoo! il est nécessaire de faire ce que ces prédécesseurs n’avaient pas eu le cran : réfléchir. Du coup, elle joue sur les tous les fronts, multipliant les sorties et affichant de manière totalement transparente ses idées et un management oscillant entre rationalisme et maternalisme.

Et quand elle expose, lors d’un interview, qu’elle va équiper tous ses employés d’un smartphone elle le fait d’une manière qui résume tout à fait la position de RIM et ses Blackberry sur le marché du « téléphone intelligent ».

We literally are moving the company from BlackBerrys to smartphones. One of the really important things for Yahoo’s strategy moving forward is mobile

Littéralement, comme le souligne Business Insider, en 23 mots Marissa Mayer nous fait comprendre que les Blackberry ne sont tout simplement pas des smartphones.

Dure réalité …

Quel est le coût d’un mauvais patron / manager ?

L‘incompétence coûte. Et lorsque celle-ci s’attaque à nos têtes pensantes (dirigeants, managers, etc.), la facture économique et humaine peut vite grimper. Si l’on en croit le National Bureau of Economic Research, le coût serait d’environ 360 milliards de Dollars chaque année . Une paille !

  • 65% des employés préférerait changer de chef plutôt qu’obtenir une augmentation
  • 3 employés sur 4 rapporte que leur chef est la part de stress la plus importante de leur travail
  • Dans sa carrière, un employé passera en moyenne 22 mois à se remettre du stress et de l’anxiété provoqué par leur chef
  • Les employés ayant de mauvaises relations avec leur chef ont 30% de risques d’infarctus