Le VIP, cette diva qui détruira la DSI

La DSI telle que nous la connaissons est sans doute en train de mourir.

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Mais outre bien comprendre la tendance, intégrer et accepter ce court-circuitage, il est un point qui aujourd’hui plombe de nombreuses entreprises : le VIP.

Car le VIP n’est pas quelqu’un auquel on ne refuse pas grand-chose. Nous avons d’un côté une IT qui doit subir la réalité des utilisateurs, s’essayant à les contrer tant bien que mal et garder en place un édifice aussi friable qu’un château de cartes. Et de l’autre, une IT qui doit satisfaire les VIP et prendre en compte l’affect dans ses décisions. Le contrat est intenable.

Car le VIP est une diva que l’on ne peut raisonner. Et ce dernier apporte dans ses valises, la réponse à la fracture qui s’était créée au fil des années entre l’informatique grand public et professionnelle.

La mode du Do It Yourself a intégré le monde professionnel et le VIP est le premier a succomber aux sirènes du consumérisme. Qu’il n’est pas jouissif d’avoir le dernier smartphone ou la dernière tablette à la mode, entrant de plain-pied dans le monde du Bring Your Own X. Et étant donné qu’il y a fort à parier que le nombre d’objets dits connectés risque d’augmenter, nous allons rapidement les importer en entreprise via le privilégié qu’est le VIP.

La DSI doit donc se réinventer pour tenir compte de ces concepts, devenir proactive et innovante, sous peine de se transformer en un prestataire de service à la solde de ses donneurs d’ordre, sans concession aucune.

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  • eBry

    Les deux premières révolutions industrielles (18 et 19ème siècles) ont vu le règne des leaders d’entreprise ingénieurs, le 20ème siècle a vu le règne des leaders issus du marketing, des ventes et des finances.

    Le temps est venu de fusionner ces deux extrêmes. L’informatique au cœur de l’essence-même de l’entreprise ne peut être concurrentiellement et efficacement géré par des profils purement marketing, ventes et finance…

  • Il est fort à parier que les mentalités évolueront lorsque quelques DSI prendront les commandes de certaines grandes entreprises (typiquement, celles du CAC 40). La mise à la retraite des générations issues du baby boom risque d’accélérer le mouvement.

    En tout cas, et j’avais rédigé un billet à ce sujet, le numérique est désormais affaire de tous et n’est plus une discipline à part, sorte de pratique honteuse que l’on range dans un coin.