Nous souffrons, vous souffrez, ils souffrent …

Triste constat, vous souffrez au travail ! Les pressions, l’ennui, le surmenage, une charge de travail excessive, etc. Et vous ne dites rien … Il faut bien se trainer le matin pour payer les factures.

En latin, travail fait référence au trepalium un instrument de torture (et oui, à la base on ne réservait pas cela aux puissants mais à la populace).

Bref, nous croulons sous le travail, le chômage fait rage, c’est la crise et les entreprises doivent tout optimiser. N’en jetez plus, le tableau est superbe.

Dans son livre Souffrance en France Christophe Dejours pointe deux éléments comme étant la source de ce constat très réjouissant :

  • La qualité totale, où la course effrénée à la performance (dégâts collatéraux inclus)
  • L’évaluation individualisée des performances a.k.a l’outil de torture du manager des temps modernes (source de frustration, de solitude, de méfiance et autres coups bas)

La pression et les décennies allant, les modes managériaux ont transformé nos entreprises en machine à produire … tout en oubliant que les employés étaient avant tout humains !

On en arrive à oublier que le bonheur au travail était capital et source d’une motivation que ces soi-disant techniques miracles promettent.