Que vous le vouliez ou non, le numérique est votre cœur de métier

Les budgets informatiques explosent, autant que notre dépendance à l’IT se fait de plus en plus forte et que le volume de données échangé suit la même tendance. Mais malheureusement la loi de Moore ne peut pas s’appliquer aussi facilement aux budgets.

Je dis « malheureusement » car je reste pragmatique. Les entreprises, crise oblige, doivent trouver des moyens de devenir plus compétitif. Et quoi de mieux pour gagner un peu d’air que de s’attaquer à réaliser des coupes budgétaires. Le coupable idéal n’en fut que plus simple à trouver : l’informatique.

ROI

En même temps que la fonction IT évoluait, une pression de plus en plus forte retombait sur les épaules des DSI. Les dirigeants voulaient s’attaquer à la bête, fini le temps de la dépense non raisonnée (croyaient-ils …), le DSI doit se muer en « cost-killer ».

On demandait maintenant des comptes, du retour sur investissement. Et là aussi, erreur de casting, le ROI le plus direct fut de faire des économies sur le propre budget IT. Simple règle de calcul : si j’achète une solution 10 et que demain j’obtiens à peu près (notez bien le « à peu près ») la même chose pour 5, j’aurais effectivement réalisé une économie de 50%. Notez qu’on peut faire pire, à savoir s’asseoir sur ses acquis et partir du principe que la seule mission de la DSI soit de conserver le patrimoine péniblement créé ces derniers années (au diable l’innovation).

Plus vicieux, celui de déléguer le budget informatique aux directions métier. Le financier allait lui-même acquérir et payer pour sa solution comptable ; le DRH sa solution RH ; etc. Ces derniers étant maintenant assez murs pour utiliser un ordinateur, il devait en aller de même pour choisir le logiciel le plus apte à répondre à leurs besoins (notez bien que cela allait engendrer une complexité du SI … chose qui coûte).

Car une ligne budgétaire qui enfle de manière chronique (en l’occurrence celle des investissements et services informatiques), cela dérange …. surtout lorsque l’on ne voit pas trop à quoi cela peut servir (aurait-on touché du doigt le « vrai » sujet ?).

Mon métier à moi ? Je fais de l’informatique !

Cherchez bien, mais cherchez peu. Le scénario ci-dessus, même si le trait est volontairement forcé, vous décrit ce que je perçois ici et là comme un problème de fond.

PME/PMI, grandes entreprises, collectivités, organisations de toutes natures et tous domaines sont tous impactés par le numérique. Cette tendance va s’accentuer. Et pour ceux que cela dérange, comprenez bien que cela ne risque pas de s’inverser … tout particulièrement dans le tertiaire.

Chaque entreprise doit donc s’astreindre une stratégie numérique. Certains domaines fortement impactés comme la musique nous le prouve, vous n’êtes sans doute pas à l’abri de pâtir du numérique … ou de vous en servir. A vous de choisir l’option qui vous parait la plus opportune.

Comprenez bien que vous ne pouvez plus vous contenter de réaliser des économies de bouts de ficelles. Votre métier est, va ou sera bientôt révolutionné, abordant sa mouvance vers le numérique. Dans très peu de temps, nous devrions donc tous avoir le numérique comme cœur de métier.