Office pour iPad … trop beau pour être vrai ?

Microsoft ose, en proposant gratuitement Office sur iPad (et sur Android), jouer la carte de sa propre survie. Mais l’euphorie de l’annonce ne résiste pas à l’analyse qui suit.

  1. Oui, Office est gratuit. Pas pour les raisons qui s’imposent (proposer un équivalent à la concurrence), mais surtout pour ne pas laisser Apple profiter des bénéfices qu’ils pourraient générer via l’AppStore (Office demeure un best-seller mondial).
  2. Un « vrai » Office sur iOS ? OK mais seulement pour la consultation. La création / édition à titre professionnel n’est possible qu’avec un compte Office 365 payant (alors que cela est possible gratuitement sur Android !)
  3. Pourquoi donc ? Pour ne pas tuer l’indissociable couple Windows/Office et affaiblir ses tablettes Surface (l’absence d’Office est un argument massue du marketing de Microsoft)
  4. Un Office gratuit sur iPad l’est aussi sur Android. L’OS de Google ne perçant pas sur le marché des tablettes, Microsoft n’a ici pas la pression de voir son hégémonie s’éroder. N’oublions pas non plus la sortie d’Office Online, qui associé  à OneDrive est une parade efficace à la stratégie de Google en la matière … sauf à regarder du côté de Chrome, mais c’est un autre sujet

Bref, Microsoft fait un petit pas en avant mais reste encore hésitant. Il ne tranche pas sur la question de fond, à savoir son hésitation entre conservatisme et innovation. Ils s’essayent à ne pas trop subir mais l’artifice tient plus du marketing qu’autre chose. Un consensus qui ne joue pas à leur faveur mais démontre encore la faiblesse du positionnement de la firme.

La fin du protocole Microsoft

J’ai fais grand cas en 2013, de l’érosion prévisible du monopole cannibale du duo Windows / Office.

  • Premièrement en opposant le dilemme protectionnisme et innovation dans lequel Microsoft  s’empêtre totalement et qui remet en cause l’hégémonie de l’utilisation des outils Office (où sont donc les versions d’Office sous iOS et Android ?). Pendant ce temps Apple et Google, Box et Dropbox proposent de quoi consommer des documents bureautique à faible coût, voir gratuitement
  • Deuxièmement en admettant qu’il existe une « convention Office« , qui ne demande qu’à se libérer du joug de Microsoft. Les mêmes acteurs cités précédemment ne sont qu’à quelques encablures de pouvoir proposer des solutions qui puisse permettre d’emprunter ce protocole convenablement (typiquement, ceci n’est qu’un problème de conversion), voir à s’en passer totalement en s’affranchissant du média « Document »
  • Troisièmement en exposant l’émergence du Cloud Personnel (et donc le Web) comme OS souverain en lieu et place de Windows. Le meilleur exemple en la matière étant Android et bien évidemment Chrome OS du même Google. « Anywhere, any time, any device »

Qu’attendre de cette situation pour 2014 ? Un revirement total paraîtrait étonnant, mais Microsoft doit s’astreindre à jouer le jeu et dominer le bal s’il ne veulent pas subir encore et encore la réalité (mais le peuvent-ils ?). Seuls les chiffres peuvent encore les perdre, car s’il est encore une manne colossale de revenus, la toute puissance du duo Windows-Office devrait continuer à s’éroder dans les années à venir.

2014 est donc un tournant, celle de la fin du protocole Microsoft. Pas la fin d’une entreprise, mais tout simplement la fin d’une évidence, d’un monopole des chiffres et d’une pensée unique. Demain, bureautique ne rimera donc plus avec Microsoft.

AppStore vs le Web

Les ventes de PC continuent de chuter inexorablement. La faute à la mobilité, à Android … le nouveau « Windows ». Parallèlement, l’adoption du Web se fait de plus en plus forte. A terme, ce n’est donc pas une tablette qui remplacera nos bons vieux PC mais votre navigateur.

Car HTML5 permet de contrôler les ressources clientes, de jouer dans des conditions proches d’une console de jeux moderne, remplaçant également à terme Flash et autres joyeuseries.

Mais les OS Cloud, tels Chrome OS ou Firefox OS, peuvent-ils tirer réellement s’imposer sur cet échiquier tellement instable ? Car aujourd’hui, le constat est à l’hybridité plus qu’à l’annonce d’un revirement vers une expérience totalement différente. Et à en croire les maigres résultats de Windows Phone on ne peut pas dire que le Web l’emporte sur les stores applicatifs.

Certains ont même fait leur choix. Mais plus que des considérations techniques, il y a derrière cet état de fait d’autres enjeux plus réalistes. Avez déjà essayé de surfer sur le Web avec un iPad ? L’ergonomie et l’expérience générale sont catastrophiques. Pire, Apple bloque toutes les tentatives des concurrents pour apporter un peu de sang neuf à la pratique du Web sur ses appareils.

On ne pourrait pas les blâmer, forcer l’utilisation du couple Safari/WebKit leur permet de contrôler l’expérience du Web sur leur système d’exploitation. Au travers les applications natives développées sous leurs propres standards, leur propre environnement, ils favorisent une expérience unifiée. Car Apple tire une grande partie de ses revenus de ses ventes d’applications de son AppStore … et non du Web !

Cela peut-il perdurer éternellement ? Si cette stratégie pouvait paraître vertueuse lorsque Steve Jobs s’évertuait à jouer son rôle d’innovateur, elle pourrait vite s’avérer très dangereuse, ayant un impact beaucoup plus négatif que prévu sur la pérennité même d’un écosystème et son business model.

Promouvoir le Web, à raison, avant que cela ne soit plus possible ou persévérer dans une stratégie qui, à terme, se veut déjà perdante ? Les choses peuvent aller très vite, et nous pourrions rapidement être spectateur d’un tel revirement. Car je suis convaincu que nous ne sommes que dans une période de transition vers un Web de plus en plus souverain.

Google aux grandes manœuvres ?

Le Google I/O 2013 débute demain, mercredi 15 mai, et devrait -je l’imagine- tenir toutes ses promesses. Mais rassurons-nous, la folie créative de Google a ses limites.

Qui n’a jamais utilisé au moins une fois un produit estampillé Google ? Android, YouTube, Chrome, Maps, etc. autant de services ou produits qui ont fait le succès du géant de la recherche. Mais l’heure du foisonnement créatif annonce en toute logique une période de mise au placard. Échecs critiques ou réussites commerciales, la courte histoire d’une entreprise n’ayant pas même 20 ans force le respect et nous incite à prendre du recul.

Même quand un produit comme Google Reader s’ajoute au cimetière du dieu Google, il n’y a pas lieu de chipoter sur la place qu’une seule entreprise a pu avoir dans l’émergence et l’adoption d’un Web toujours plus intégré à nos vies. Dès lors, le ménage initié par Larry Page depuis sa (re)prise de pouvoir, démontre une radicalisation que certains regrettent, mais qui nous rappelle à la dure réalité : Google est avant tout une entreprise capitalistique.

Car si l’innovation est la force motrice de l’ancienne start-up, elle ne doit pas se faire au détriment du business et d’une vision globale. Et c’est à ce carrefour que nous nous trouvons. Google ayant, il me semble, lancé les grands œuvres d’un plan arrivant aujourd’hui à maturité.

Ergonomie, unification, adoption

Première étape, l’expérience utilisateur. Dans un esprit logique, la refonte graphique très épurée unifie désormais la quasi-totalité des produits estampillés Google. Ensuite … vient l’intégration !

Un des derniers exemples en date, les adaptations du moteur de recherche qui intègre des résultats liés à Google+ ou encore des tentatives de refonte du bandeau supérieur nous faisant diablement penser à Chrome OS. Plus complexe est l’unification des services de messagerie instantané / web-conférence / SMS sous un même produit (Babel ?) qui devrait rapidement pointer le bout de son nez, voir la disparition de Picasa au profit de la section photo de Google+.

Les exemples récents sont légion.

google-search

Reprenons l’exemple de Google Reader. Que n’a t’ont pas lu à ce sujet. La data (et indirectement la publicité) étant au centre du business de Google, son apparition dans la sphère sociale via son réseau Google+ semble nous rappeler que ce nouvel or noir se cache au cœur des interactions humaines. Ceux qui pleurent l’abandon d’un produit aussi efficace que Google Reader (et qui avait en son temps, tué la concurrence) oublient que sa disparition au profit du réseau social avait déjà commencée en amont. Google fait donc la part belle à la curation, en lieu et place d’un RSS qu’il n’a jamais réellement aimé (et qui ne va pas mourir pour autant …).

L’avenir me donnera peut-être tort, mais nous pourrions trouver ici la raison de la non-existence d’API ouvertes pour Google+, cette absence nous poussant à un usage manuel et humain. Il ne manque à Google+ qu’un seuil critique d’utilisateurs pour en faire une plateforme incontournable, aux autres Twitter, Facebook ou LinkedIn la jouissance de profiter du spam des API automatisées. L’infobésité nous guette tous et ici se trouve peut-être la solution à ce problème, aidé qu’il est par son moteur de recherche et son écosystème (une histoire d’intégration, encore et toujours). Notons également qu’en parallèle, Google continue de lorgner sur le Login, fer de lance des plateformes sociales.

Mais la volonté forte de Google est de s’assurer de données de qualité et donc une consommation toujours plus poussée de ses services. Pour cela, quoi de mieux que de rendre l’expérience plus véloce, poussant à une adoption toujours plus croissante de la toile ? Chose faite en décidant de forker WebKit pour créer Blink, mais aussi en s’attelant à DART en lieu et place de JavaScript, QUIC pour UDP et SPDY pour HTTP (voir même en initialisant son projet Fiber).

Chrome profitera rapidement de ces évolutions, renforçant l’idée d’un navigateur rapide, porte ouverte vers le monde de Google. Quelle est la 1ère chose que l’on vous demande en vous connectant à Chrome ou Android ? vous identifier grâce à votre compte Google, bien évidemment … car comme indiqué plus haut, qui ne profite pas des services de Google ?

Chrome + Android = Chrome ?

Que de services ! Applications Web/client lourd d’un côté,  extensions/applications au sein de votre navigateur de l’autre. Ah et attendez, vous pouvez également y rajouter vos applications mobiles. Le casse-tête est cornélien, ceux qui utilisent Windows 8 comprendront …

Typiquement, Google s’embarrasse d’un portefeuille applicatif conséquent, conjointement à deux places de marché que sont le Chrome Web Store et le Google Play (voir un troisième). Plus vous consommez le Web au travers des services maison, plus Google sera à même de proposer des services à valeurs ajoutées à ses « vrais » clients (ceux d’Adwords/Adsense). Car VOUS êtes le service à forte valeur ajoutée.

Mais Android n’est pas, à l’image d’iOS qui pousse à la consommation d’Apps, un système qui favorise l’utilisation du Web (et donc, génère relativement peu de revenus pour Google). Car qui utilise sur un navigateur en situation de mobilité ? Le problème est pour Google cornélien, car sorti de quelques usages, il est fort à parier que tout le monde favorise à raison les applications natives. C’est sans compter les Facebook, Amazon et autres Samsung qui ne s’embarrasseront pas d’intégrer très longtemps les services Google aux profits des leurs (de là née peut-être l’idée de Google de créer des appareils maisons à moindre coûts).

Pour solutionner cet état de fait, Google ne serait-il pas en train de nous préparer à terme une révolution de l’intégralité de ces systèmes ? Quelques indices portent à y croire.

Chrome + Android

La sortie du Pixel en est peut-être un. Étonnant, dirons certains, de voir Google se mettre à produire un « ordinateur ». Et peut-on d’ailleurs encore parier sur un ordinateur dans une ère post-PC. Une coquetterie ? Un épiphénomène ?

Certes, celui-ci est un Chromebook. Pas de configuration, de mises à jour, de failles sécuritaires, un démarrage ultra rapide … on connait le refrain et les avantages/désavantages que promet l’OS de Google. Bien évidemment certains usages ne seront toujours pas satisfaits (je lis toujours des « et mon Photoshop », « et mon machin ceci »), mais cela risque de moins en moins se vérifier (à cela Google apporte d’ailleurs des solutions via NativeClient ou les Packaged Apps).

Mais plus que tout, on peut se poser la question de cet écran tactile, l’appareil n’étant pas un hybride et Chrome OS non-adapté à des usages de ce type. Pourquoi ne pas imaginer Chrome OS marcher sur les traces d’Android et investir le marché des tablettes ? Pourquoi ne pas imaginer cette intégration aller au delà et prédire des ponts permettant indirectement d’inclure le petit bonhomme vert au sein du navigateur ? Car Google lorgnera naturellement sur les développeurs Android pour accroître son portefeuille applicatif, l’hybridité ne pouvant être perçu que comme une solution temporaire.

Tout ce dont nous avons aujourd’hui besoin pour consommer le monde qu’est le Web est un navigateur. Cela va se vérifier, que ce soit pour surfer, travailler, jouer ou d’autres sphères de notre vie. En résulterait, à terme, une plateforme (plus qu’un OS) qui serait en confrontation directe avec l’acteur qui domine encore actuellement le monde de la micro-informatique (mobiles mis à part), à savoir Microsoft.

Windows vs Google. L’ancien monde, contre le nouveau.

IT post-Microsoft

Et d’ailleurs si l’hégémonie de Microsoft commençait à drastiquement infléchir par la même occasion ? Nombreux sont ceux qui aimeraient réduire leu servitude (et indirectement leurs dépenses) envers Microsoft et son incontournable couple Windows/Office. Du pain bénit pour Google, qui au travers ses Apps gagne de plus en plus de  parts de marché.

66% des 100 plus grandes universités américaines les utilisent, remportant l’adoption des plus jeunes, tout cela pour un prix qui s’est souvent vu être complexe à combattre pour la concurrence. L’occasion de prendre de vitesse un Microsoft fébrile, qui a tardivement pris le virage du Cloud et s’embarrasse d’un Windows 8 bâtard et boudé ?

C’est à ce moment que Google s’attaque à Office. En intégrant nativement QuickOffice directement à Chrome (et donc Chrome OS), et donc en palliant les faiblesses de son Google Drive, l’expérience serait alors totale (notons que de son côté, Microsoft s’essaye au chemin inverse, en poussant son Office vers le Cloud …. et à terme, on peut l’imaginer, sur tablettes). Imaginez les impacts qu’une telle annonce pourrait avoir à terme, dans ce duel de titans.

Pour finir, je parlerai de la place de Google+ dans le monde de l’entreprise. On a souvent vu à tord, je pense, le réseau social comme le stéréotype du parfait outil de productivité. L’avènement des AppStore et autres Activity Stream devrait compléter la vision d’un outil unique intégrant applications collaboratives et métiers.

Mais cette vision ne supporte pas l’ouverture au monde et à l’ensemble des parties prenantes de l’entreprise. Et sur ce terrain, Google peut jouer un rôle de choix. Vos collaborateurs sont déjà sur Google, vos clients également, vos fournisseurs, vos partenaires. Ils ne sont plus qu’à un seul clic de pouvoir collaborer avec vous via une plateforme qui a d’ores et déjà fait ses preuves et qui, au travers des Apps et de Chrome, devrait de mois en mois se transformer en parfaite plateforme applicative et collaborative.

Au bout du bout, Google peut doubler la mise et redevenir Google. Mais en cela, il pourrait également refaire naître le spectre d’un Big Brother déjà bien trop présent. Prochaine étape, les Google Glass et l’intégration encore plus poussée du Web à nos vies ?

Don’t be Evil, disaient-ils. Début de réponse, peut-être dès demain.

Le clavier fait de la résistance

À l’usage, je me suis fortement habitué à l’utilisation de mes appareils mobiles dans ce qu’ils font de mieux, à savoir celui de la consommation de contenus : jeux, musiques, documents, informations, etc. Dans tous ces usages, la tablette a totalement éclipsé l’ordinateur de ma vie numérique personnelle.

À dire vrai la navigation sur tablette est quasi optimale au point d’éclipser l’impératif besoin d’une souris comme pointer principal. Le partage est facile et simplifié. Reste un seul écueil, la production de contenu, chasse gardée de l’ordinateur et de son appendice numéro un : le clavier.

Mobilité = Productivité ?

Ce que l’on reprochait assez justement aux OS mobiles était de ne pas nous fournir nos applications professionnelles. Typiquement, un poste de travail sans un Microsoft Office est rapidement défini comme inutile dans de nombreuses organisations.

Mais l’écueil est en voie de ne plus exister. Microsoft vient de sortir un Office 2013 qui même s’il peut décevoir est taillé pour le mobile,  Google Drive et autres sont des outils plus que matures permettant de couvrir à minima 95% des usages professionnels que de tels outils peuvent nécessiter (offrant même certaines fonctionnalités que ne peuvent se targuer nos bonnes vieilles applications de bureautique).

En ce qui concerne les applications professionnelles, même combat. Le nombre d’applications spécifiques aux tablettes est en train de s’envoler et pas une application professionnelle digne de ce nom n’irait aller à l’encontre d’un marché qui crie à l’envi, la volonté d’avoir une application mobile digne de ce nom. Les développeurs mobiles allant même jusqu’à rendre une meilleure copie sur tablette, réservant des usages plus complets (et souvent moins ergonomiques) aux versions web classiques.

L’OS mobile offrirait même certains usages que ne peut se permettre un PC / Mac. Par exemple des facilités de partage, des ponts intra-applications facilités, une connectivité 3G (ça parait idiot, mais un ordinateur a encore aujourd’hui rarement un emplacement pour une carte SIM), un centre de notifications, etc. Sur nos ordinateurs il faut parfois batailler, voir abandonner même l’idée de pouvoir profiter de telles fonctions qui de mon point de vue vont rapidement devenir capitales pour tout environnement de travail se voulant productif.

Pourquoi une telle simplicité et une telle promesse ? Principalement parce que l’OS mobile cadre les développeurs. L’OS desktop complexifie, par ses possibilités infinies, son ergonomie. En un mot comme un seul, les appareils mobiles sont de plus en plus efficaces, quel que soit le contexte. Et cela facilite leur adoption et l’éclosion d’usages nouveaux.

L’ordinateur désuet ?

Que reste-t-il donc à l’ordinateur, si celui commence à perdre en efficacité ? Une souris, des fenêtres applicatives ? Tout simplement un clavier. Et oui, bien sûr, vous pouvez toujours annexer un clavier à votre tablette.

Même si je commence à m’habituer aux claviers virtuels, force est de constater que rien ne remplace un vrai clavier physique. Tout du moins pour le moment. Et dans le domaine, les choses avancent vite. Microsoft et quelques autres constructeurs ont montré quelques bribes d’ingéniosité en matière d’hybridité mobile. Un clavier rétractable pourrait être une solution, mais l’avenir nous réserva, j’imagine, quelques belles surprises.

Ce qui se dessine néanmoins, c’est une fusion vers un OS nouvelle génération. Chrome OS ou autres bureaux Cloud peuvent poser les bases d’une uniformisation. Nos applications sont aujourd’hui presque toutes disponibles via un navigateur, facilement virtualisable ou accessible en déportée lorsque cela est nécessaire. L’OS mobile se pose en chantre de l’ergonomie et le champion de consommation de contenu.

L’ordinateur n’a donc plus rien que le seul couple clavier/souris et la rapidité qu’il promet comme domaine exclusif.

L’hybridité puis la fusion

Entre temps, Microsoft signe un nouvel opus de son système d’exploitation, en la présence de Windows 8. Cet OS est à la fois desktop et mobile, marié à un matériel qui au mieux d’être innovant se voudra étonnant. Un OS de transition hybride pour des usages et une évolution du système d’exploitation vers quelque chose de nouveau.

De son côté, Apple a amorcé l’évolution en commençant par une pratique qui en aurait étonné plus d’un il y a de cela encore 5 ans, à savoir intégrer des fonctions purement mobiles à son Mac OS X avec l’apparition du Notification Center et des facilités de partage vers les réseaux sociaux.

Reste au final à imaginer une sorte de Responsive Design propre à un OS unique, s’adaptant au contexte, au matériel, au besoin. Sur ce terrain, le clavier parait aujourd’hui le seul outil résistant encore au changement. Vers quoi nous tourner ? Des solutions nées des usages développés par les claviers virtuels et autres T9, l’évolution des technologies et assistants vocaux telle que Siri, voir pourquoi pas des idées optiques ? Les ingénieurs de Google se sont déjà posé cette question dans le cadre de leur projet « Glasses », ce dernier allant jusqu’à nous envoyer des informations via de simples vibrations.

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Les interfaces vont donc évoluer, rapidement. Mais quel que soit les formes qui le substitueront ou non,  le clavier physique est aujourd’hui  le seul outil réellement apte à permettre d’évoluer dans des conditions que nous voulons optimales pour travailler.

Reste à savoir pour combien de temps encore ?