L’évolution de la fonction IT

Je suis observateur attentif, travaillant au sein d’entreprises diverses et variées, de l’évolution des métiers de l’informatique.

Nous aurions pu parier, étant donné la dépendance de plus en plus forte de nos organisations à l’informatique, sur un renforcement d’un secteur et d’un ensemble de métiers associés, cela au sein même de nos entreprises. Malheureusement, et sans vouloir nous la faire à l’envers, la réalité est tout autre.

Nous avons en France la particularité d’avoir vu naître, certaines des plus grosses entreprises de services informatiques au monde. Plus qu’une tendance liée à l’éducation et la qualité de nos ingénieurs, elle est surtout celle d’une manière toute particulière que nous avions de consommer le numérique. Et la tendance voudrait que cette particularité se mondialise …

Paupérisation interne

Les sociétés de services en ingénierie informatique (SSII) ne sont pas nées d’une idée révolutionnaire. Mais celle de pouvoir, spécialement dans un pays où la flexibilité du travail est une utopie, s’en offrir un minimum.

Passé donc, la possibilité d’embaucher un ingénieur ou un développeur, il est de coutume de faire appel à des SSII pour s’offrir la mise à disposition d’une compétence ou d’un profil (notez que l’aspect humain est ici volontairement mis de côté) : en somme, un service.

Sans vouloir débattre de la nature même des SSII (je travaille pour celles-ci depuis mes débuts professionnels … je ne cracherais donc pas volontairement dans la soupe), une réalité rattrape tout paramètre lié au contexte français et européen : celle de vouloir externaliser et faire faire aux autres.

Fortement accéléré par l’émergence de nouvelles nations compétentes en la matière (on parle souvent des développeurs indiens), tout autant que la fonction informatique se trouve asséchée et transformée par une révolution telle que le Cloud Computing, ce besoin d’externalisation fait donc écho à une certaine paupérisation de la fonction IT en interne de ses mêmes entreprises clientes.

La mort du technicien

Cela reste d’ailleurs paradoxal (on a quand même l’habitude de dire qu’il est toujours plus simple de servir soi-même), car l’informatique étant devenue si axial et vital.

De plus, et j’en parlerais plus précisément dans un autre billet, l’évolution des budgets et la perception même de la valeur rendue par l’informatique évoluent également et poussent à consommer autrement.

Mais l’externalisation sous toutes ses formes à de cela de pratique qu’elle transforme un besoin technique, technologique, fonctionnel … en réalité purement contractuelle. Et cela s’applique aujourd’hui à l’intégralité du système d’information :

  • Développement
  • Support
  • Logiciels
  • Infrastructures
  • etc.

Ces métiers vont donc tout naturellement migrer vers fonctions organisationnelles, seules aptes à valider le calibrage des besoins métiers, spécialistes de l’urbanisation d’un système d’information maison de plus en plus externalisé et délégué.

La connaissance, la compétence, et d’une manière générale l’informatique, en s’externalisant de plus en plus, deviendra rapidement une facilité, une matière première pour laquelle toute technicité deviendra obsolète. Ne restera qu’à priori que deux types de profils d’informaticien :

  • Ceux qui produiront et intégreront des services
  • Ceux qui consommeront et mettent en conformité ces mêmes services

Et cela est paradoxal, dans un monde si empreint de technologie et où l’on ne cesse de nous répéter que l’informatique est et demeure une priorité aussi bien économique, que sociétale ou pédagogique.

La NSA a-t-elle tué le Cloud ?

La semaine dernière, nous prenions tous connaissance de PRISM, cet incroyable système d’espionnage impliquant les géants du Web US. Ce que révèle le document fuité par Eric Snowden, désormais réfugié à Hong Kong, est de nature à relancer le débat sur le Cloud, sa nature et ses infinies promesses.

Eric Snowden

Premièrement il s’agit de cette réalité impliquant nos données, stockées qu’elles sont par des acteurs comme Facebook, Google et consorts. Ceci n’est pas nouveau, le deal est connu, je ne m’étendrai pas sur ce que le Patriot Act permet ou ne permet pas. Je ne m’étendrai pas non plus sur le débat politique sous-jacent (et qui, je l’espère, risque de faire bien des vagues), mettant entre autre en lumière notre seule (in)capacité à « subir » le monde numérique américain.

Non, ce qui m’intéresse ici est le Cloud. Pour ce qu’il est, et ce qu’il représente. Comprenons que le Cloud public, comme on le représente souvent, à savoir celui de l’Utility Computing, vient de réellement prendre du plomb dans l’aile et alimenter des peurs déjà trop vivaces. Le mal est fait, ce que Snowden avance soit vrai ou (partiellement) faux, n’y change vraiment rien.

Indirectement, la NSA vient peut-être de tuer une partie du lien qui nous séparait des possibilités du Cloud. Au moins pour un temps, car penser une seule seconde qu’un projet européen puisse régler la question soulevée par PRISM est également faux. Nous ne serions même pas loin de croire que les américains ne puissent pas nous donner des envies de total contrôle du numérique. Ici se joue l’avenir, et la confiance que nous pourrions avoir envers le Cloud.

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Ne demeure qu’un concept, une idée, des fondations. Ne reste-t-il donc qu’ à attendre une solution qui règle LA question ? Pourrons-nous rapidement profiter du Cloud et nous affranchir des problèmes que soulève PRISM ? Peut-on même confier nos données à qui que ce soit ? Ne devons-nous pas nous tourner vers le monde du libre, qui au passage permet directement au Cloud d’exister,  pour y trouver une quelconque rédemption ? Complexe équation, à laquelle je n’ai malheureusement pas encore de réponse …

Loi de Moore = Cloud Computing

Vous connaissez sans doute la fameuse Loi de Moore, conditionnant l’évolution constante du marché du silicium et des microprocesseurs. Sans remettre en cause la vérité du concept ou bien encore se poser la question de son exactitude à terme, force est de constater que les lois empiriques décrites par Moore nous offrent un éclairage plus qu’intéressant sur le Cloud Computing.

Loi de moore

 

Comprenez bien que nous sommes aujourd’hui, comme l’écrit Chris Anderson dans Free !, dans une ère d’abondance. Les ressources informatiques (fondements du Cloud Computing) que sont la bande passante, le stockage et la puissance de calcul doublent leurs limites tous les 18 mois pour un prix deux fois moins élevé.

Prenez l’exemple d’un Google. Lorsque le géant de la recherche créé un nouveau data center, celui-ci se trouve être deux fois moins cher et deux fois plus puissant qu’un de ceux qu’il avait créés 18 mois plus tôt.

Une industrie d’abondance

De quoi répondre à la demande croissante de ressources informatiques, mais surtout d’accroitre les revenus d’un marché toujours plus en expansion et d’en réduire de plus en plus le prix d’acquisition pour les clients. Et nous allons de plus en plus tendre vers l’infini et le zéro.

Regardez es tarifications d’un Amazon Web Services. Ils se sont permis de les baisser 23 fois depuis 2006, annonçant même 25% de réduction sur leur offre de stockage S3 en novembre dernier …. et la tendance devrait continuer, encore et encore. Historiquement, l’offre d’Amazon est issue du gaspillage que permet l’abondance : que faire de ses ressources informatiques inutilisées, si ce n’est les revendre à son voisin ? Et la firme de Bezos est allée encore plus loin dans le concept en recyclant les instances inutilisées sous forme d’enchères, grâce à son offre Spot Instances.

Car finalement, le Cloud Computing est une démarche qui outre ses spécificités techniques, rend accessible à n’importe qui ces ressources abondantes et quasi infinies.

Le cas de la messagerie est étonnant de vérité. Qui payerait encore pour avoir une boite mail personnelle ? Personne ! La question que l’on pourrait donc se poser est de savoir combien de temps payerons-nous encore nos boites mails professionnelles ? Reste à attendre une entreprise qui le proposera et redéfinira le marché, en trouvant un business model qui puisse, à l’image de ce que réalise Google avec son placement de publicité, permettre de proposer gratuitement des outils aujourd’hui payants. Les ventes actuelles ne s’appuient que sur la volonté des entreprises de s’assurer d’un service contractuel professionnel et appuyé par une démarche différente que celle proposée au grand public. Le verrou ne demande donc qu’à voler en éclats.

Où va-t-on, donc ? L’abondance promet un Cloud toujours plus puissant et moins cher, et devrait réaliser la vision de Nicholas Carr dans The Big Switch, qui comparait l’informatique à l’électricité. Vous risquez donc bien avant de pouvoir souffler, voir cette grande idée se réaliser et vous affranchir de l’informatique comme d’une ressource ne nécessitant plus qu’un bouton On/Off pour pouvoir alimenter vos idées.

Just as the last century’s electric utilities spurred the development of thousands of new consumer appliances and services, so the new computing utilities will shake up many markets and open myriad opportunities for innovation. Harnessing the power of the computing grid may be the great enterprise of the twenty-first century.

Définir le Cloud

Le Cloud fait désormais partie du paysage de l’IT. Fini donc, le temps de l’évangélisme ? Car si l’on en croit Gartner, le Cloud est entrée dans sa phase de désillusion.

Les analystes donnent donc 5 ans au Cloud pour s’assurer une vraie maturité sur le marché, s’affranchir des parasitages inhérents au buzz généré par le sujet. Le rendez-vous est donc pris …

Et la France dans tout ça ?

Entre temps, dans notre bonne vieille France, où en sommes-nous ? Le dernier rapport TNS-Sofres sur « les TPE-PME et le Cloud Computing » dresse le constat suivant :

  • 5 % des TPE-PME utilisent aujourd’hui le Cloud (15 % des PME de 50 à 99 salariés)
  • 65 % des entreprises qui connaissent le cloud et la quasi-totalité des entreprises qui l’utilisent pensent que cette pratique est amenée à se généraliser, alors que 29 % d’entre elles seulement considèrent que c’est une mode passagère
  • 74 % seraient prêtes à faire un choix français, plutôt qu’européen ou américain pour leur solution de cloud computing, pour un prix et un niveau de service égaux
  • 71 % de ces entreprises connaissent mal les obligations légales qui imposent de garder leurs données sensibles sur le sol français ou européen et 55 % des TPE ne connaissent pas le Patriot Act
  • Avec la multiplication des failles de sécurité des données dans le milieu informatique, les TPE-PME sont 76 % à considérer ce critère comme un frein à l’utilisation du cloud

Qu’est-ce que le Cloud ?

Si la question peut faire sourire, il n’est pas fréquent de voir un peu tout et n’importe quoi en la matière (rapport à la désillusion dont parle Gartner).

La source qui fait référence en la matière reste la définition donnée par le NIST (National Institute of Standards and Technology).

Pour vulgariser le sujet, j’avais concocté une présentation l’année dernière, qui est toujours d’actualité et se veut claire et rapide à parcourir.


En voici un rapide résumé :

  • Pourquoi utiliser le Cloud ? Principalement pour baisser ses coûts d’infrastructure IT, optimiser ces dernières et gérer l’afflux de données
  • Le Cloud est une révolution des infrastructures informatiques. Il est pérenne, déjà présent massivement mais est aujourd’hui utilisé à toutes les sauces (Cloud Washing)
  •  Le Cloud est une vraie industrie réservée à quelques rares acteurs. Les autres s’efforceront de continuer à faire du « bricolage »
  • Le Cloud est définit par 5 caractéristiques essentielles (un service ne répondant pas à l’un d’entre eux n’est pas un service Cloud) :
    • As-a-Service : distribué sous la forme d’un service à la demande (voir en self-service)
    • Élastique : les ressources d’un service Cloud sont élastiques et permettent une évolutivité de la demande quasi instantanée
    • Mutualisé : 1 seul service pour X clients. Les ressources sont partagées entre les clients
    • Mesuré : le service est facturé à l’utilisation (mode OPEX)
    • Accessible n’importe où, n’importe quand, depuis n’importe quel point d’accès. L’ubiquité d’Internet permet cela
  • Le Cloud a 3 modes de consommation
    • SaaS (Software-as-a-Service), consommer un logiciel
    • PaaS (Software-as-a-Service), consommer une plateforme d’exécution d’applications
    • IaaS (Software-as-a-Service), consommer des infrastructures (machines virtuelles, disques durs virtuels, etc.)
  • Le Cloud c’est également 3 modèles de déploiement
    • Cloud Public. Celui que l’on considère, souvent à juste titre, comme le seul et réel « Cloud » car répondant aux 5 caractéristiques citées plus haut
    • Cloud Privé. Vos infrastructures en main propre chez vous ou chez un prestataire tiers (infogérants, hébergeurs)
    • Cloud Communautaire. Cloud utilisé par plusieurs organisations ayant des besoins communs (Amadeus est un exemple bien connu de Cloud Communautaire)

Où en sommes-nous ?

Bien évidemment, il serait malhonnête de ne pas finir cet article sur les principales alertes qui aujourd’hui pondèrent les promesses du Cloud. A savoir :

  • Opacité des offres et des prix
  • Fiabilité et sécurité
  • Aspects juridiques

La multiplication des acteurs, la nature même des services proposés et des offres de plus en plus complexes à appréhender font qu’il est simple de s’y perdre. Notons par exemple que certains acteurs gardent la localisation de leurs données secrètes,  d’autres ne précisent pas faire appel à de la sous-traitance, etc.

Les alertes se multiplient donc et peuvent justifier la méfiance actuelle. Les opportunités font face aux questionnements liés au Patriot Act, au Safe Harbor, à l’absence de réels standards, à la peur de confier ses données à un tiers, à la pression exercée par les utilisateurs et ses effets pervers (cf. le BYOD chez IBM).

Bref, toutes ces questions doivent amener des réponses et le temps devrait nous permettre de rapidement y voir plus clair. Quoiqu’il en soit, la cacophonie actuelle peut à elle seule justifier la phase de désillusion annoncée.

JIVE : Premiers pas

A en croire les analystes JIVE est ce qui se fait de mieux dans la catégorie des Social Software. La société déclare même avoir inventé le Social Business, feignant indirectement la concurrence assez féroce qui règne sur ce marché.

A l’occasion de la sortie de la dernière mouture de l’application (JIVE Engage ou SBS 6, disponible en version d’essai via sa plateforme SaaS), je me suis lancé dans une évaluation rapide de la plateforme.

Première impression, de nombreux wizards et autres aides en ligne fortement intégrées permettent de guider de manière ludique le nouvel arrivant. Simple et efficace, la plateforme invite l’utilisateur à tester l’ensemble des fonctions en suivant un cours méthodiquement orchestré (un indicateur de découverte nous pousse à jouer le jeu).

JIVE propose des fonctionnalités assez standards : création de communautés, ECM, etc. mais aussi plus poussées (analytics, activity streams, app store, etc.).

Dernier point et non des moindres, JIVE propose un ensemble d’outils permettant de s’interconnecter à la plateforme :

  • Module Office/Outlook
  • Module navigateurs (JIVE Anywhere)

La solution Cloud de JIVE est disponible pour 12/18€ par mois et par utilisateur : http://www.jiveon.com

Microsoft Online vs Google Apps : chronologie d’une année mouvementée

Impossible de passer à côté, Office 365 vient de vivre des premières semaines assez mouvementées.

« Where Microsoft Office meets the Cloud », « Any business, any size ». Comme un écho faisant référence à l’année 2010, Microsoft est « All In » sur le Cloud. La firme de Redmond a peut-être (trop ?) tardé à s’investir dans le Cloud, mais il est clair que la machine en marche.

Cible principale de Microsoft, Google n’a pas non plus tardé à allumer des feux de barrage et à sortir cartouches sur cartouches. Liste non-exhaustive d’événements se déroulant sur les douze derniers mois.

12/07/10 Next Generation BPOS Annonce du futur Office 365.Depuis le début 2010 et l’offre BPOS Standard (= multi-tenant), Microsoft dévoile son nouvel amour pour le Cloud.
23/08/10 Microsoft BPOS (Online Services) outage Last but not least.
Premier crash majeur (2 heures) pour BPOS dans sa version multi-tenant. Le service commencerait-il déjà à devenir instable ?
08/09/10 Meeting Your – And Our Own – Expectations Explications officielles des événements des dernières semaines : il s’agirait de problèmes survenus lors de la mise à jour d’un réseau « nouvelle génération ».La solution mise en œuvre a elle aussi eu un impact sur le service les 3 et 7 Septembre.
27/09/10 Introducing the Microsoft Online Service Health Dashboard Microsoft inaugure son système de supervision de santé des services BPOS.A noter que, ce dernier n’étant pas publique, Google s’en fera rapidement l’écho.
18/10/10 Goodbye cloud? Chief software architect Ray Ozzie to depart Microsoft Annonce du départ de Ray Ozzie, le « Chief Software Architect » et grand ordonnateur de la stratégie Cloud de Microsoft.
19/10/10 Microsoft Cloud 2.0, This Time With Office Microsoft dévoile « Office 365 »
28/10/10 Dawn of a New Day Avant de quitter Microsoft, Ray Ozzie offre à Microsoft une stratégie Cloud sur 5 ans pour Microsoft.Visionnaire en 1984, en 2005, Ozzie le sera-t-il encore aujourd’hui ?
01/12/10 GSA Becomes First Federal Agency to Move Email to the Cloud Agencywide Google bat Microsoft sur la conquête de la General Services Administration (GSA), validant par la même la certification FISMA de ses Google Apps.
09/12/10 Bringing Gmail’s reliability to Microsoft Exchange Annonce de Google Message Continuity (sic !) permettant, je cite, « d’assurer une continuité de services aux utilisateurs durant un crash de Microsoft Exchange ».
14/01/11 Google Apps contracts promise no ‘scheduled downtime’ Fut état des excellents résultats de disponibilités de Google Apps, la firme de Mountain View supprime de ses SLA les périodes de maintenances.Initialement Google Apps incluait également les périodes d’inactivités de moins de 10 minutes.
23/02/11 Google Apps Certification Program launches Lancement d’un programme de certification professionnelle pour Google Apps.
24/02/11 Teach your old docs new tricks with Google Cloud Connect for Microsoft Office Annonce de Google Cloud Connect, un add-on Office permettant de synchroniser ses documents MS Office sur le Cloud via Google Docs.A noter que cet add-on ne permet pas de lire les documents nativement créé sous Google Docs et inversement.
11/04/11 Google’s misleading security claims to the government raise serious questions David Howard, VP Microsoft, charge Google de mentir quant à l’obtention de la certification FISMA pour sa suite « Google Apps for Government »
13/04/11 The truth about Google Apps and FISMA Réponse du berger à la bergère sur le blog de Google Enterprise.
18/04/11 Office 365 is « Ready for Work » Annonce de la beta publique d’Office 365.
20/04/11 BPOS-Federal & FISMA Annonce de l’attribution de la certification FISMA pour BPOS-Federal
26/04/11 Helping small businesses start and manage Google Apps for Business Modification des conditions de l’offre gratuite de Google Apps for Business. Dorénavant il va falloir sortir son porte-monnaie au-delà de 10 utilisateurs.
Pour information, la version gratuite de Google Apps était initialement fixée à 200 utilisateurs pour arriver aujourd’hui à 10 (en seulement 2 ans).
28/04/11 Plan for your Office 365 transition La transition de BPOS vers Office 365 se fera automatiquement … mais nécessite quelques petites préparations (« few things »)
12/05/11 Update On BPOS-Standard Email Issues Un énième crash majeur pour BPOS. Achevez la bête, elle n’en peut plus
27/06/11 365 reasons to consider Google Apps En réaction de la cérémonie de lancement d’Office 365, Google nous gratifie de « 365 raisons de considérer Google Apps ».
28/06/11 Evénement de lancement d’Office 365 par Steve Balmer Lancement d’Office 365 par Steve Balmer.
28/06/11 Microsoft admits Patriot Act can access EU-based cloud data Gordon Frazer, Microsoft Director de Microsoft UK, fait le point sur le Patriot Act vis-à-vis des sociétés US.
03/07/11 Microsoft Plans to Add Dynamics CRM Online to Office 365 Office 365 se verra bientôt dotée du CRM maison, Dynamics, dans sa version Online.
04/07/11 Office 365 : les clients BPOS devront attendre pour migrer La migration vers Office 365 est pour l’instant réservée à quelques rares clients triés sur le volet. Les autres devront attendre …
05/07/11 Microsoft Gave Customer $250,000 To Choose Office 365 Over Google Apps Une université dévoile accidentellement que Microsoft leur a versé 250.000 $ pour passer de Lotus Domino (On-Premise) vers Office 365.Microsoft étant en compétition avec Google sur cette affaire.
10/07/11 Pour y voir clair : Office 365 vs Google Apps Louis Naugès, Fondateur de Revevol, charge Office 365 comme n’étant pas multi-tenant (en autres choses).
15/07/11 Microsoft Project and Visio Will Come to Office 365 Les Office Web Apps d’Office 365 accueilleront bientôt, à l’instar de la version sur site, la prise en charge de fichiers MS Project et Visio.
18/07/11 Offensive de charme de Google en France Google intensifie sa conquête du marché français (l’un de ses plus lucratif) et acquiert des bureaux de 10.000 m² en plein Paris.

Bien évidemment certains de ces événements ne sont pas directement liés, mais je me plais à croire qu’ils puissent réellement l’être.

A suivre …

Google et la sécurité/protection de ces datas centers

Une vidéo intéressante, extraire d’un post du blog Google Enterprise, intitulé : Security First: Security and data protection in Google data centers

La sécurité, question redondante lorsque l’on aborde la question du SaaS ou du Cloud Computing de façon générale, est plus une affaire de réalisme qu’autre chose.

Il suffit de voir les efforts déployés (sans compter les différentes normes auxquels les data centers sont soumis) pour comprendre que seules des sociétés comme Google peuvent réellement s’offrir ce type d’infrastructures. Combiné aux différents apports du Cloud et en faisant appel à la clairvoyance de chacun, les idées négatives sont souvent vite balayées …

Néanmoins, les réticences et les aprioris on encore la dent dure, et la diffusion de ce type de matériaux, la communication allant avec, sont des preuves que certaines batailles sont encore à gagner, même si elles sont déjà idéologiquement parlant.

Tout ne serait donc qu’une question de temps …

Tour d’horizon d’Office 365

L’ouverture de la beta publique de l’offre Cloud collaborative de Microsoft fait beaucoup parler d’elle. Tout le monde en parle, juge sur pièce, les avis vont du tout au tout, les comparaisons vont bon train.

Histoire de vous forger votre propre avis, je vous livre mon petit tour d’horizon d’Office 365.

Note : Je vous passe les formulaires de demande et de confirmation de l’inscription à la beta. Ces éléments évolueront lors de la release publique, donc autant ne pas trop s’y attarder.

Au menu d’Office 365, nous retrouverons les produits suivants :

  • Outlook pour la messagerie / agenda / contacts
  • Office avec Excel, Word, PowerPoint et OneNote
  • Lync pour le présentiel / chat
  • SharePoint pour les sites d’équipes et votre site Web

1. Accueil

A la première connexion, l’ensemble des fonctionnalités d’Office 365 se mettent en marche et se configurent automatiquement. Cela nécessite quelques minutes pour le provisioning, rien de très méchant cependant. La première approche du produit passe donc par la page d’accueil du produit.

Claire, plutôt simple, les options de démarrage permettent rapidement de se lancer dans l’utilisation. On retrouve, outre les liens vers les différentes briques communautaires (je n’en parlerai pas ici, mais l’ensemble est plutôt de bonne facture), les différences ressources « téléchargeables » nécessaires à la configuration de votre poste de travail.

2. Téléchargements complémentaires

Pas de chat intégré en mode Web, d’où l’obligation de passer par un client lourd Lync 2010 (disponible pour Windows seulement). Je me passerai donc d’évaluer celui-ci, pour me concentrer sur les produits Web.

Pour compléter l’ensemble, un second téléchargement est mis à disposition, vous permettant de rendre compatible votre PC (et accessoirement votre suite Office 2007/2010) avec Office 365.

3. Outlook

Sans surprises, on se retrouve face à une copie de l’Outlook Web App déjà disponible sous Exchange. Pas de fioritures, les fonctionnalités sont simples mais répondent parfaitement au cahier des charges.

Outlook Web App

4. Office et SharePoint

A la création de documents, aucun doute n’est permis, la brique centrale d’Office 365 est SharePoint (vous retrouverez rapidement vos marques via l’utilisation de la charte graphique par défaut de SharePoint 2010). La déclinaison des Office Web Apps de SharePoint 2010 n’offre donc également aucune réelle surprise (encore une fois, les options proposées sont issues de l’héritage des produits Microsoft).

PowerPoint Web App

Word Web App

OneNote Web App

Excel Web App

Côté SharePoint, nous retrouvons la richesse du produit. La liste des modèles est vaste (Blog, Wiki, Sites d’équipes, Recherche, Projets, etc., etc.), l’interface d’administration est complète, le produit est bien évidemment exploitable au travers de SharePoint Designer 2010. Visual Studio 2010 est également la partie (un guide du développeur a déjà été publié à cet égard).

Un site SharePoint (intitulé « Site Web ») pré-paramétré et disposant d’options de personnalisations, vous permettra de créer et publier rapidement un site exposé sur l’Internet. Je trouve l’idée plutôt bonne.

6. Conclusion (Work In Progress)

Souvent, présenter un produit multi-facettes reviens rapidement à parler de « briques». Dans le cas d’Office 365 il est clair que le terme risque de faire école, même si bien évidemment la jeunesse de l’offre excuse un peu cela …

Au final, Microsoft s’appuie logiquement sur son existant et s’essaye au SaaS en jouant la carte de la sécurité. L’offre parait, de mon point de vue, extrêmement adaptée aux entreprises déjà équipées d’environnements Microsoft et ayant la volonté de s’avancer prudemment vers le Cloud. Côté fonctionnel, le manque de transversalité entre les différents produits est handicapant (à l’instar des produits On Premises de la firme de Redmond). Rien de tout cela n’empêchera de faire d’Office 365 un outil de productivité de qualité.

Où se trouve donc sa réelle valeur ajoutée ? Eh bien, vous en tirerez les enseignements que vous voudrez, mais Microsoft continue dans la voix de l’intégration au poste de travail (déjà présente via SharePoint). A savoir, des outils Web fortement liés aux outils Office en mode « client lourd ». Pour Microsoft, le poste de travail n’est pas représenté par le navigateur mais par sa suite d’outils de productivité. Et vu la cargaison de licences vendues, l’inverse aurait été étonnant … Une philosophie qui permet à Office 365 de se démarquer de la concurrence, à défaut de s’acheter une véritable identité.