La NSA a-t-elle tué le Cloud ?

La semaine dernière, nous prenions tous connaissance de PRISM, cet incroyable système d’espionnage impliquant les géants du Web US. Ce que révèle le document fuité par Eric Snowden, désormais réfugié à Hong Kong, est de nature à relancer le débat sur le Cloud, sa nature et ses infinies promesses.

Eric Snowden

Premièrement il s’agit de cette réalité impliquant nos données, stockées qu’elles sont par des acteurs comme Facebook, Google et consorts. Ceci n’est pas nouveau, le deal est connu, je ne m’étendrai pas sur ce que le Patriot Act permet ou ne permet pas. Je ne m’étendrai pas non plus sur le débat politique sous-jacent (et qui, je l’espère, risque de faire bien des vagues), mettant entre autre en lumière notre seule (in)capacité à « subir » le monde numérique américain.

Non, ce qui m’intéresse ici est le Cloud. Pour ce qu’il est, et ce qu’il représente. Comprenons que le Cloud public, comme on le représente souvent, à savoir celui de l’Utility Computing, vient de réellement prendre du plomb dans l’aile et alimenter des peurs déjà trop vivaces. Le mal est fait, ce que Snowden avance soit vrai ou (partiellement) faux, n’y change vraiment rien.

Indirectement, la NSA vient peut-être de tuer une partie du lien qui nous séparait des possibilités du Cloud. Au moins pour un temps, car penser une seule seconde qu’un projet européen puisse régler la question soulevée par PRISM est également faux. Nous ne serions même pas loin de croire que les américains ne puissent pas nous donner des envies de total contrôle du numérique. Ici se joue l’avenir, et la confiance que nous pourrions avoir envers le Cloud.

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Ne demeure qu’un concept, une idée, des fondations. Ne reste-t-il donc qu’ à attendre une solution qui règle LA question ? Pourrons-nous rapidement profiter du Cloud et nous affranchir des problèmes que soulève PRISM ? Peut-on même confier nos données à qui que ce soit ? Ne devons-nous pas nous tourner vers le monde du libre, qui au passage permet directement au Cloud d’exister,  pour y trouver une quelconque rédemption ? Complexe équation, à laquelle je n’ai malheureusement pas encore de réponse …

Le voyage menant à l’entreprise connectée

Dans Get Bold, Sandy Carter nous expose la démarche mise en oeuvre par IBM pour devenir un Social Business. L’évangéliste d’IBM décrit le framework utilisé par son entreprise pour atteindre l’idéal d’une entreprise engagée, transparente et agile.

A Social Business is one that understands how to embrace social technology, use it, get value from it, and manage the risk around it.

A Social Business embeds social tools in all its processes, and for both employees and clients – the entire ecosystem.

In my experience, a leadership company explores the social techniques that really to its business with a systematic approach, by creating a bold, unique Social Business AGENDA.

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Ci-contre plus de détails sur le contenu de ce Social Business AGENDA (version française).

  • Aligner objectifs et culture d’entreprise : selon Carter, il est nécessaire d’avoir une vision solide et s’intéresser à sa culture maison avant de s’engager dans l’AGENDA, sous peine d’échouer. Il est nécessaire d’avoir une culture qui favorise l’engagement et l’expérimentation (typiquement, s’affranchir des logiques types Command & Control). Ce n’est, selon elle, qu’une fois cette longue et difficile étape franchie que l’entreprise pourra s’ouvrir à l’extérieur et gagner en réputation.
  • Gagner la confiance de son réseau : l’AGENDA permet de développer son écosystème au travers la confiance qu’il pourra nous témoigner. La confiance se construit autour de l’expertise, le contenu, la transparence, l’ouverture, la réactivité, la consistance. Un manque de confiance au sein de votre entreprise est une barrière au changement d’où cette étape stratégique.
  • Engager par l’expérience : à partir des objectifs de l’entreprise et en se focalisant sur l’interaction, l’intégration et l’identification il est possible de créer une stratégie fondée sur la volonté d’accroître l’engagement de son écosystème (incluant aussi bien les employés que les clients). Cette stratégie est mouvante, aussi bien que votre culture, et doit évoluer au fil des expérimentations mises en place au fur et à mesure de votre voyage au coeur de l’AGENDA.
  • Nourrir les processus métier : donner l’autonomie nécessaire à vos processus grâce à l’utilisation de votre réseau. Il faut nourrir ces derniers de manière à permettre aux différents parties prenantes de votre entreprise de collaborer efficacement (dans certains cas, de nouveaux processus seront créés). Il est nécessaire de prendre en compte l’ensemble des processus de l’entreprise, et pas seulement le marketing, pour permettre de faire évoluer sa culture d’entreprise et y intégrer une dimension sociale (dans le sens 2.0 et médiaux sociaux, bien évidemment)
  • Définir la réputation et gérer les risques : l’AGENDA peut vouloir dire planifier le meilleur et la pire. La gestion de la réputation de l’entreprise est un concept nouveau qui prend en compte les actions des personnes sur Internet. Le but est de transformer celles qui sont négatives en articles, blogs, histoires qui elles, en plus d’être positives, apporteront de la valeur à l’entreprise (et auront un impact sur son succès). La gestion du risque veut dire se préparer au pire, être prêt à agir.
  • Analyser vos données : être conscient des métriques permettant de comprendre ses clients, leurs attentes en terme de produits et d’offres, pouvoir évaluer sa réputation et prendre la bonne décision au bon moment : voilà ce qu’analyser vos données doit vous permettre.