Le navigateur web, une application parmi les autres

Nous vivons aujourd’hui dans un monde mobile. Et si depuis quelques années, les applications mobiles étaient souvent considérées comme annexes et complémentaires, elles prennent aujourd’hui massivement le pas sur la pratique d’une informatique classique, principalement concentré autour de l’ordinateur personnel et le navigateur, reléguant les sites web classiques et autres applications bureau au second rang.

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Aujourd’hui, tous les plus grands acteurs, Facebook, LinkedIn, Google et bien d’autres, s’embarquent dans une stratégie mobile globale et prioritaire. Mobile First est aujourd’hui le mot d’ordre des acteurs du Web.

Et si l’intensification de l’utilisation du web mobile se fait de plus en plus pressante, couplé aux ventes de périphériques mobiles, connectés et portables, nous ne serions pas loin de voir d’ici là des stratégies totalement et uniquement dédiées au mobile. Car pourquoi se poser la question d’une application web classique si 85% du temps passé est généré par la mobilité ?
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Demain nous pourrions donc voir des stratégies Mobile Only, entraînant indirectement l’hégémonie des navigateurs Web comme porte d’entrée privilégiée du Web. Ces derniers deviendront  de simples applications parmi les autres, un moyen d’accès non différencié à un Internet devenu ubiquitaire.

La fin du protocole Microsoft

J’ai fais grand cas en 2013, de l’érosion prévisible du monopole cannibale du duo Windows / Office.

  • Premièrement en opposant le dilemme protectionnisme et innovation dans lequel Microsoft  s’empêtre totalement et qui remet en cause l’hégémonie de l’utilisation des outils Office (où sont donc les versions d’Office sous iOS et Android ?). Pendant ce temps Apple et Google, Box et Dropbox proposent de quoi consommer des documents bureautique à faible coût, voir gratuitement
  • Deuxièmement en admettant qu’il existe une « convention Office« , qui ne demande qu’à se libérer du joug de Microsoft. Les mêmes acteurs cités précédemment ne sont qu’à quelques encablures de pouvoir proposer des solutions qui puisse permettre d’emprunter ce protocole convenablement (typiquement, ceci n’est qu’un problème de conversion), voir à s’en passer totalement en s’affranchissant du média « Document »
  • Troisièmement en exposant l’émergence du Cloud Personnel (et donc le Web) comme OS souverain en lieu et place de Windows. Le meilleur exemple en la matière étant Android et bien évidemment Chrome OS du même Google. « Anywhere, any time, any device »

Qu’attendre de cette situation pour 2014 ? Un revirement total paraîtrait étonnant, mais Microsoft doit s’astreindre à jouer le jeu et dominer le bal s’il ne veulent pas subir encore et encore la réalité (mais le peuvent-ils ?). Seuls les chiffres peuvent encore les perdre, car s’il est encore une manne colossale de revenus, la toute puissance du duo Windows-Office devrait continuer à s’éroder dans les années à venir.

2014 est donc un tournant, celle de la fin du protocole Microsoft. Pas la fin d’une entreprise, mais tout simplement la fin d’une évidence, d’un monopole des chiffres et d’une pensée unique. Demain, bureautique ne rimera donc plus avec Microsoft.