Tour d’horizon d’Office 365

L’ouverture de la beta publique de l’offre Cloud collaborative de Microsoft fait beaucoup parler d’elle. Tout le monde en parle, juge sur pièce, les avis vont du tout au tout, les comparaisons vont bon train.

Histoire de vous forger votre propre avis, je vous livre mon petit tour d’horizon d’Office 365.

Note : Je vous passe les formulaires de demande et de confirmation de l’inscription à la beta. Ces éléments évolueront lors de la release publique, donc autant ne pas trop s’y attarder.

Au menu d’Office 365, nous retrouverons les produits suivants :

  • Outlook pour la messagerie / agenda / contacts
  • Office avec Excel, Word, PowerPoint et OneNote
  • Lync pour le présentiel / chat
  • SharePoint pour les sites d’équipes et votre site Web

1. Accueil

A la première connexion, l’ensemble des fonctionnalités d’Office 365 se mettent en marche et se configurent automatiquement. Cela nécessite quelques minutes pour le provisioning, rien de très méchant cependant. La première approche du produit passe donc par la page d’accueil du produit.

Claire, plutôt simple, les options de démarrage permettent rapidement de se lancer dans l’utilisation. On retrouve, outre les liens vers les différentes briques communautaires (je n’en parlerai pas ici, mais l’ensemble est plutôt de bonne facture), les différences ressources « téléchargeables » nécessaires à la configuration de votre poste de travail.

2. Téléchargements complémentaires

Pas de chat intégré en mode Web, d’où l’obligation de passer par un client lourd Lync 2010 (disponible pour Windows seulement). Je me passerai donc d’évaluer celui-ci, pour me concentrer sur les produits Web.

Pour compléter l’ensemble, un second téléchargement est mis à disposition, vous permettant de rendre compatible votre PC (et accessoirement votre suite Office 2007/2010) avec Office 365.

3. Outlook

Sans surprises, on se retrouve face à une copie de l’Outlook Web App déjà disponible sous Exchange. Pas de fioritures, les fonctionnalités sont simples mais répondent parfaitement au cahier des charges.

Outlook Web App

4. Office et SharePoint

A la création de documents, aucun doute n’est permis, la brique centrale d’Office 365 est SharePoint (vous retrouverez rapidement vos marques via l’utilisation de la charte graphique par défaut de SharePoint 2010). La déclinaison des Office Web Apps de SharePoint 2010 n’offre donc également aucune réelle surprise (encore une fois, les options proposées sont issues de l’héritage des produits Microsoft).

PowerPoint Web App

Word Web App

OneNote Web App

Excel Web App

Côté SharePoint, nous retrouvons la richesse du produit. La liste des modèles est vaste (Blog, Wiki, Sites d’équipes, Recherche, Projets, etc., etc.), l’interface d’administration est complète, le produit est bien évidemment exploitable au travers de SharePoint Designer 2010. Visual Studio 2010 est également la partie (un guide du développeur a déjà été publié à cet égard).

Un site SharePoint (intitulé « Site Web ») pré-paramétré et disposant d’options de personnalisations, vous permettra de créer et publier rapidement un site exposé sur l’Internet. Je trouve l’idée plutôt bonne.

6. Conclusion (Work In Progress)

Souvent, présenter un produit multi-facettes reviens rapidement à parler de « briques». Dans le cas d’Office 365 il est clair que le terme risque de faire école, même si bien évidemment la jeunesse de l’offre excuse un peu cela …

Au final, Microsoft s’appuie logiquement sur son existant et s’essaye au SaaS en jouant la carte de la sécurité. L’offre parait, de mon point de vue, extrêmement adaptée aux entreprises déjà équipées d’environnements Microsoft et ayant la volonté de s’avancer prudemment vers le Cloud. Côté fonctionnel, le manque de transversalité entre les différents produits est handicapant (à l’instar des produits On Premises de la firme de Redmond). Rien de tout cela n’empêchera de faire d’Office 365 un outil de productivité de qualité.

Où se trouve donc sa réelle valeur ajoutée ? Eh bien, vous en tirerez les enseignements que vous voudrez, mais Microsoft continue dans la voix de l’intégration au poste de travail (déjà présente via SharePoint). A savoir, des outils Web fortement liés aux outils Office en mode « client lourd ». Pour Microsoft, le poste de travail n’est pas représenté par le navigateur mais par sa suite d’outils de productivité. Et vu la cargaison de licences vendues, l’inverse aurait été étonnant … Une philosophie qui permet à Office 365 de se démarquer de la concurrence, à défaut de s’acheter une véritable identité.